DURÉE PRÉVUE : Du 18 mars au 3 août 2011. Itinéraire prévu : Arrivée à Johannesburg, Afrique du Sud le 18 mars. Ensuite, direction Namibie, Botswana, Zimbabwe, Zambie, Mozambique, Tanzanie, Kenya, Éthiopie, Soudan, Égypte ?...Israël ? Peut-être Jordanie ? On ne sait ! Traversée en Grèce ou Italie ? encore incertain ! Mais la fin du voyage est prévue à Frankfurt en Allemagne le 3 août prochain !



Alors, suivez-nous dans notre folle aventure qui promet beaucoup de péripéties et de rebondissements de toutes sortes ! Il nous fera plaisir de partager avec vous nos états d'âme vécus à travers ces moments exceptionnels, tant agréables que difficiles.



jeudi 19 mai 2011

MOZAMBIQUE ET MALAWI

Allo à tous,

Encore une fois un gros merci à tous de nous lire et également un merci spécial à ceux qui nous écrivent des commentaires...cela nous fait du bien de vous lire.

À nouveau, voici d'autres péripéties de notre voyage.

Lors de la dernière parution, il nous restait le Visa de l'Égypte à obtenir. Alors, on continue le récit...

Lundi 9 mai

À 7h30, nous voilà déjà à l'Ambassade de l'Égypte, excités comme des puces à l'idée d'obtenir un Visa... Mais l'Ambassade ouvre seulement à 9h !
Bon, on reviendra après un bon café au resto !

Après rencontre avec la personne responsable et avoir complété les formalités d'usage, elle nous dit de l'appeler vers 12 h pour savoir quand les papiers seront prêts; cela prend en général 2 à 3 jours. On demande si on peut les avoir...aujourd'hui même ? Elle rit...nous dit de l'appeler.

Au lieu d'appeler, Patrice et moi on se rend à l'Ambassade vers 11h45. Elle nous dit qu'elle fera tout en son pouvoir pour avoir les documents signés par l'Ambassadeur aujourd'hui, mais elle ne promet rien. On doit l'appeler vers 15h.

À 14h45, Patrice l'appelle et elle nous de venir chercher les documents à la barrière...

Aussitôt dit, on saute sur la moto et hop direction de l'Ambassade. Elle nous remet les documents mais il manque une signature sur le passeport de Angie. Elle s'excuse 4 fois, est vraiment désolée de l'erreur. Elle nous dit de repasser demain pour l'autre passeport. Et précise que c'est un spécial qu'ils ont fait ; généralement, ils ne font jamais les visas la même journée...Wow ! Mais, nous sommes quand même contents, nous partir demain comme prévu pour le Mozambique.

Mardi 10 mai

Comme prévu, à 10h30 nous quittons pour le Mozambique. Arrivés à la frontière, il fait une chaleur insupportable et les gens locaux se lancent littéralement sur nous pour nous offrir de l'argent du Mozambique...ils sont agressants. Un policier vient les faire fuir avec un bâton. On nous demande de payer 25$ par personne pour un Visa...cela prendra 1h30 pour les formalités, incluant les carnets pour les motos... Ouf ! et cette chaleur !!!

Finalement, au bout de 45 minutes, tout est prêt et on repart. on roule 500 mètres et on arrête pour acheter une assurance-accident : 25 $.

On roule à travers les montagnes, des routes tout en serpentin sous un ciel bleu comme ce n'est pas possible, sous une chaleur étouffante et une odeur africaine : comme c'est beau ! Nous arrivons à Tete à l'heure de pointe et trouvons un beau camping bien caché









On pose la tente à un endroit stratégique, avec la meilleure vue !


La salle de bain


Et le soleils se couche enfin



Mais cela valait la peine, c'était un endroit très tranquille.

Le lendemain, nous sommes réveillés à 5 h du matin par des chants de prières musulmanes. C'est doux à entendre mais un peu tôt, tout de même.

On roule jusqu'à la frontière du Malawi. Encore une fois, les formalités d'usage, achat d'assurance et on repart. On roule jusqu'à Blantyre. À l'entrée de la ville, les ordures jonchent le sol et les gens les brûlent...l'odeur est insupportable. Le village est pauvre et les routes en terre battue...
On y passe la nuit.

Nous roulons jusqu'à Monkey Bay où nous passerons la nuit sur le bord du lac Malawi.













Finalement, nous décidons de traverser Malawi par l'eau. Donc, à Monkey Bay, au lieu de prendre la route, nous prenons un traversier, 3 jours et 2 nuits. Alors le vendredi 13 mai au matin, nous embarquons sur le Ilala, traversier qui nous fera vivre une expérience mémorable.

Premièrement, il faut prendre soin de la moto...


On la hisse sur le bateau...






Ça y est...la bête féroce est bien attachée pour la traversée.


C'est un traversier, on s'entend que cela n'est pas un bateau de croisière. Le menu laisse à désirer, très peu de choix...toujours les mêmes 3 choix pendant 3 jours : riz avec soit du poulet, du boeuf ou du poisson, toutes les viandes sont trop cuites... Et je ne parle pas de la propreté du bateau : le premier soir sur le pont en haut, là où nous avons mis la tente (oui, oui, nous avons couché dans notre tente sur le pont; j'avoue que nous préférions coucher dans nos choses...)


Alors, je disais donc, le premier soir sur le pont, Patrice a vu passer un rat... Oui, oui, un rat ! et le lendemain matin, j'ai vue une coquète le dans la salle à manger... je crois que je ne suis pas obligé de vous dire que je n'ai pas beaucoup mangé pendant la traversée !

Le bateau fait différents arrêts dans des villages une fois par semaine.




Les gens sont amenés au bateau par chaloupes à certains endroits.



Dans d'autres villages, nous accostons au quai...





Et les gens locaux sont logés dans la cale avec les sacs de farine, les barils d'huile, les poules, les paniers de victuailles, etc...


Mais, il faut faire contre mauvaise fortune bon coeur, alors nous avons eu du plaisir malgré tout !






Nous avons accosté dimanche soir à 22h dans un village très petit et pauvre, pauvre, pauvre...je me demandais bien où on pourrait coucher, mais quelqu'un sur le bateau nous a trouvé un "Guest House". Hum...je suis sceptique que je me suis dit...et avec raison. Voici l'endroit, le seul dans le village d'environ 100 habitants...



Au fond, la porte bleue... La toilette : un trou dans le sol ! Et la porte de gauche... La douche, froide ! Tom et moi on s'est regardé et on a dit : je pense que je vais sauter la douche ce soir !


Vous ne trouvez pas que cela ressemble à un couloir de prison comme l'on voit dans les films...






Patrice a l'air découragé...imaginez moi ce que j'avais l'air : j'ai couché toute habillée, en dormant d'un seul œil!



Je vous reviendrai bientôt pour la suite de ce voyage.

Bye bye je vais me coucher....demain on part tôt pour un autre safari de 4 jours, en brousse, avec repas et couchers en auberge, avec un guide privé. Il paraît que c'est LE safari à faire. je vous raconterai.

A la prochaine,

lundi 9 mai 2011

ZIMBABWE...LES VISAS

Jeudi 5 mai

Aujourd'hui, c'est la tournée des Ambassades pour l'obtention de visas pour l'Éthiopie, le Soudan, le Kenya et l'Égypte.

En premier, on se rend à l'Ambassade de l'Éthiopie car, dit-on, Il s'agit du Visa le plus long à obtenir. Mais l'Ambassade est fermée, c'est jour férié en Éthiopie, donc on devra revenir demain.

Deuxième arrêt, on se rend donc à l'Ambassade du Canada pour y obtenir une lettre d'invitation de notre gouvernement afin de faciliter l'obtention des visas. Évidemment, ne rentre pas à l'Ambassade qui veut. Il y a une immense grille barrée avec gardien de sécurité. On nous demande ce que l'on veut et on nous invite à rentrer dans une petite pièce. On doit tout d'abord signer un registre, vider nos poches de clefs, cellulaires, etc. Et on doit passer un détecteur de métal, avant d'être amenés à l'entrée principale.

À la réception, on fait notre demande en mentionnant que l'on voyage à moto et que nous avons tous les documents en bonne et due forme pour les véhicules ; on laisse nos passeports à la préposée qui se chargera de les acheminer à qui de droit. On s'installe dans la salle d'attente. La salle est petite et il y a une douzaine de personnes. Patrice a chaud, il décide donc de faire fonctionner la fan du plafond...le bouton est juste à côté de lui. Tout à coup, un homme lui crie d'aller s'asseoir dehors. il dit à Patrice qu'il n'a pas le droit de décider seul, il n'est pas en charge. Et un échange de propos croustillants s'en suit. Patrice lui dit que le Canada est un pays démocratique et qu'on va passer au vote pour savoir combien de personnes ont chaud. certains lèvent la main, mais on arrête le manège. Les gens rient et nous tous, les cinq amis, on se regarde et on rit. Petite diversion durant ce temps d'attente. On nous appelle au parloir pour nous dire que le Canada n'émet plus ce genre de lettre.

Alors, on repart bredouille, la mine basse mais on ne baisse pas les bras pour autant.

On refait le chemin inverse : détecteur de métal et récupération de nos effets personnels. Un homme sort de l'Ambassade et vient nous trouver. Il se présente : Phillip Hannan, Premier Secrétaire et Vice-Consul ! Il a vu nos passeports et voulait nous rencontrer. Il est motocycliste lui aussi et est fasciné par notre aventure. On lui laisse nos coordonnées et il nous dit de ne pas hésiter à faire appel à ses services, au besoin. Message reçu...on ne sais jamais. Quand on dit qu'il y a un lien spécial qui s'établit entre les motocyclistes, on vient tout juste d'en avoir la preuve. (Le lendemain, on reçoit un courriel dans lequel il nous dit qu'il serait intéressé à faire une randonné avec nous, si nous sortons durant le week-end. Malheureusement, cela n'a pas fonctionné.)

Troisième destination, l'Ambassade du Kenya. On entre facilement et on nous dit : pas de problème. On nous remet un formulaire que nous devrons compléter et présenter à la frontière du Kenya pour obtenir le Visa. parfait.

Quatrième arrêt, l'Ambassade du Soudan. La personne responsable est d'une gentillesse absolue. Elle nous avise qu'on a seulement à se rendre à l'Ambassade du Kenya avec nos documents et le tour est joué. Elle nous demande si nous avons besoin d'autres choses. Alors, elle appelle pour nous à l'Ambassade de l'Égypte et obtient la liste des documents que nous devrons présenter : carnet de passage pour la moto, passeport, photo-passeport et copie de notre carte de vaccination contre la fièvre jaune. Elle nous dit que l'Ambassade de l'Égypte ferme à midi le vendredi.

C'est dommage, nous dit-elle, car elle ne sait jamais ce qui arrive aux gens qu'elle aide à obtenir leur Visa. Je lui dit que lorsque nous serons à la frontière du Soudan, on se fera poser avec notre Visa et on lui enverra la photo. Elle est enchantée et on procède à l'échange de courriels. Elle nous remet même ses numéros de téléphone (bureau et cellulaire) pour la rejoindre si nous avons un problème. Non mais, que demander de plus !

Bon, il est tard et nous avons marché près de 6 km sous une chaleur accablante. On revient au bercail, satisfaits de notre journée.







ZIMBABWE

Lundi, 2 mai

Nous sommes arrivés depuis hier à Victoria Falls. On s'attendait à une grosse ville, étant donné l'importance des chutes, mais ce n'est pas le cas. Il s'agit tout au plus d'un petit village pauvre, qui semble presque à l'abandon. Mais les gens sont tout aussi souriants et accueillants.

Ce matin, on se rend évidemment voir les chutes. On prend un petit sentier boisé qui nous amène à l'entrée du parc.



















Nous reprenons le même sentier. Sur le chemin du retour, tout à coup un garde nous fait signe de garder le silence...on tourne la tête et des éléphants sont là à quelques pieds de nous !


Mardi 3 mai

Aujourd'hui, nous avons 435 km à faire pour nous rendre à notre prochaine destination, Bulawayo, pour un soir. Nous quittons avant Dominic car hier, il a commandé un T-Shirt qui devait être livré ce matin à 7h, mais il est maintenant 8h30 et toujours pas de livraison. Il nous rejoint plus tard dans la journée, avec une contravention ! Il a accéléré pour nous rejoindre et a été intercepté, mais n'a pu se sortir de cette situation : il roulait 89 km dans une zone de 80 km !

Mercredi 4 mai

Ce matin, Patrice entend le bruit d'une fermeture éclair de tente ! Oh, oh, Daryll et Angie sont debout. Vite, c'est le temps de se lever. Car avec Patrice, il faut être les premiers ! On roule les sacs de couchage, les matelas et on s'habille. Dehors, il fait noir.. Je regarde ma montre : il est 5h !!! Et personne ne bouge...C'était la tente de notre voisin musulman qui est debout, chantant ses prières. Aussi bien continuer...on ramasse tout le matériel et à 5h45, on se rend prendre un déjeuner en attendant nos amis.

Sur la route, à l'entrée d'un village, il y a un barrage policier pour vérification. Les policiers nous demandent quelque chose en anglais...mais avec un fort accent du Zimbabwe. On ne comprend pas trop. Patrice le fait répéter...mêmes sons incompréhensibles. Alors Pat présume qu'ils nous demandent où on va. Et il répond, en pointant l'étiquette du Canada : "Canada...going to Egypt" Les 2 policiers se regardent et disent "Egypt ?" Et nous de répondre "Yes, Egypt". Et ils répètent encore "Egypt...Egypt ?" Et ils partent d'un rire à la "Eddie Murphy" en parlant dans leur langue qu'on ne comprend pas. Ils ont l'air de dire "Ben oui vous autres, vous allez vous rendre en Égypte à moto" Je regarde Pat et lui dit "J'pense qu'y risent de nous autres". Et ils nous font signe de continuer ! Moment très drôle.

Un peu plus loin, on se fait intercepter à notre tour pour excès de vitesse. On roulait 81 km dans une zone de 60 km !!! Patrice explique au policier qu'on vient du Canada et qu'on ne savait pas. Il nous dit que nous avons aussi des panneaux indicateurs de vitesse au Canada. Patrice lui dit "Oui, mais je ne l'ai pas vu...s.v.p. Laissez-moi une chance...on traverse le Zimbabwe et on se rend en Égypte, bla bla bla... Et le policier sourit et nous dit : o.k., go ! Well, thank you Sir ! Ouf, on l'a échappé belle !

Arrivés à Harare, on raconte notre histoire à Dominic, qui lui la trouve moins drôle que nous !

On reste à Harare quelques jours pour obtenir nos visas pour les autres pays.







BOTSWANA

Samedi, 30 avril

On traverse le Botswana, sans trop de problèmes, mais c'est un peu long.



Il fait beau, la route est belle ! En arrivant à la hauteur du Parc National Chobe, on voit une enseigne.


On roule environ 60 km et j'ouvre grand les yeux en scrutant chaque buisson. Je sais, un éléphant, c'est facile à voir, mais à 60 km en regardant à gauche et à droite, ce n'est pas évident. La forêt est assez dense, il est difficile d'y voir clair. Après environ 40 km de ce manège, Tom se tanne et nous dépasse à plein régime ! Tout à coup, on le voit arrêter et faire demi-tour en revenant face à nous. Patrice ralentit et on entend Tom qui nous crie "Look"..."Look"... et pointe le boisé près de nous...

Je tourne la tête et je vois un gros éléphant sur le bord de la route. Il veut traverser. À un moment donné, l'éléphant branle le tête, secoue les oreilles et gratte le sol de la patte avant-droite ! Attention, on nous a enseigné que c'est la façon dont il nous annonce qu'il nous a vus et il nous avise de ne pas s'approcher plus près.

Je prends des photos rapidement, une fesse sur la moto, une jambe sortie et un pied au sol, prête à rembarquer, au cas-où. Pat me dit de ne pas débarquer...L'éléphant nous jette un regard et regarde Dominic qui est derrière nous, et il passe entre les deux motos. Dominic était encore plus près que nous du pachyderme et il a eu toute une frousse.




On continue jusqu'à Kasane où on passe la nuit dans un camping près d'une rivière où encore une fois, on nous met en garde contre les crocodiles.



En ce dimanche matin, on se lève à 4h45 pour se préparer à participer à un autre safari en camion. Il fait noir et le ciel est tout étoilé. À 6h, c'est le départ. À peine 12 minutes après notre entrée dans le parc Chobe Animal Reserve, on aperçoit deux lionnes qui s'amusent avec deux lionceaux : de toute beauté sous ce soleil qui se lève à l'horizon. On continue la balade et on voit toutes sortes d'animaux, de la girafe aux éléphants, et aussi des sangliers. Mais le plus impressionnant demeure le Roi de la jungle !



Il apparaît tout à coup, sortant des buissons, de sa démarche lente et de son regard indifférent à la vue du camion; il avance vers nous, arrête quelques secondes et nous regarde l'air de dire : allez gang de touristes, prenez vos photos. Moment silencieux, mis à part les quelques clics de caméra, ce moment est empreint de sensations de toutes sortes.


Et le Roi continue son chemin. Moment magique !!!

Et nous voici, prenant un petit repos avant de terminer la balade.


Arrivés au camping, on quitte vers 11h00, en direction du Zimbabwe. On arrive à la frontière sous une chaleur étouffante. On attend en rang d'oignons, tassés comme des sardines, pendant plus d'une heure dans un petit bureau pour compléter les formalités. Vive les frontières !

Ici, j'ai une petite histoire à vous raconter. Le long d'une des routes presque désertes que nous avons empruntées, nous nous sommes arrêtés pour se désaltérer et attendre nos amis. À quelques pieds de la route, il y a une clôture et, au loin, une petite cabane. Patrice s'approche de la clôture et un homme vient à sa rencontre. Très souriant et amical, il nous explique sa vie sur cette terre. Il travaille pour un propriétaire de plantation et s'occupe des plants de fruits et de légumes. Il travaille 11 mois et retourne chez-lui pendant 1 mois à près de 1 200 km de là. Son patron vient le voir 1 fois par mois pour lui vendre de la nourriture et, à l'occasion, lui vendre aussi une chèvre pour ses rations de viande qui durent environ 1 mois. Le coût de la chèvre : 100$ !!! Pouvez-vous imaginer le salaire qu'il doit accumuler pour se payer ce luxe ? Et il ajoute que son patron devait venir le voir il y a 2 semaines de ça et il attend toujours. Il n'a presque plus de nourriture, seul la ratio d'eau est suffisante. Et il attend... Histoire troublante !

On se dirige vers Victoria Falls où nous passerons 2 jours en touristes.


NAMIBIE

Voici la suite. Ce matin, au moment où j'écris ces lignes, le jour vient à peine de se lever sur l'Afrique et je suis attablée à la terrasse du resto du camping. Face à moi, la forêt et, au loin, les montagnes d'où on peut voir une brume annonçant une autre journée très chaude. Tout à coup, les buissons bougent : 2 éléphants mangent les feuilles de l'arbre juste en face de moi, tout près, de l'autre côté de la clôture, à quelque 35 pieds.. C'est magique! Et ce silence ! Wow !

Vendredi, 29 avril

On devait se diriger vers la Zambie, mais changement de programme, on passera via le Botswana pour se rendre ensuite au Zimbabwe.

Ce matin, nous nous rendons à Katima Mulilio pour y passer la nuit. Arrivés à Kongola, on fait un arrêt pour y mettre de l'essence. Un gars nous observe de loin et finit par venir nous parler. il nous demande où nous prévoyons coucher ce soir. On lui dit qu'on continue quelque 80 km plus loin pour camper. Il nous conseille de rester dans ce village car plus loin les campings sont inondés dû aux pluies diluviennes. Et, comme par hasard, il possède un petit camping sur le bord de la rivière et il gagne sa vie à faire des safaris en bateau ! Il nous dit qu'il peut nous accommoder ce soir car justement les gens qui y sont quittent...non mais, on est chanceux ou on ne l'est pas ! On doute tout de même que ce soit vrai que les autres campings soient inondés, mais la proposition est tentante car il fait très chaud, nous sommes fatigués et... si c'était vrai que les campings dans l'autre village sont inutilisables ? il s'agit du dernier avant les douanes pour le Botswana.

Comme je suis chargée de faire les négociations pour le prix des campings, je lui dit que nous voyageons avec un petit budget et qu'il doit nous faire un bon prix. En effet, environ 8$ par personne...o.k. Il nous dit que c'est rudimentaire, mais que nous aurons toutes les commodités. Lui doit quitter en soirée et revenir seulement le lendemain, mais nous serons les seuls sur le camping et il nous laisse la place.

Alors, on roule 15 km hors-route, dont 3 dans le sable !!! Certains sont épuisés arrivés au camping, un seul a le sourire....vous devinez qui !

Lorsque l'on voit l'endroit....WOW... on jouera à Robinson Crusoe. Nous sommes dans la jungle, avec une hutte comme salle de bain et une autre qui sert de cuisine, avec un petit poêle au propane et un congélateur, et comme éclairage...un fanal !






Petits sentiers autour avec de tentes déjà installées qu'il loue. Mais, comme nous sommes pauvres, il nous prête les tentes pour la nuit !

À peine installés, il nous propose un safari en bateau sur la rivière pour aller voir les éléphants et les hippopotames...et si on est chanceux, lions, léopards, etc.

Encore une fois, je négocie...et on s'entend pour le prix. Vite, branle-bas de combat, il est déjà 3h30 et la randonnée dure 2h-2h30, et le soleil se couche à 5h45, alors nous devons revenir avant la noirceur.

Un peu après notre départ, on voit des hippopotames qui s'amusent à sortir la tête de l'eau et à rentrer; on dirait qu'ils jouent à la cachette avec nous. On apprécie beaucoup le spectacle.











Tout à coup à un tournant, un éléphant avance vers la rivière pour se désaltérer. Le guide arrête le ponton et c'est la silence parmi le groupe. Nous sommes tous estomaqués d'être à près de 20 pieds d'un animal si imposant, dans son habitat naturel. Je crois bien qu'à ce moment précis, nous avons tous 10 ans ! L'enfant en nous refait surface et nous sommes comme des bambins devant le Père-Noël.





On termine la journée devant un feu de camp !


En regardant le coucher du soleil !



Que dire de plus !

dimanche 1 mai 2011

Namibie...et autres

Bonne journée à tous,

Au moment où j'ai écrit ces lignes, nous étions à Kasane, au Bostwana. Nous devions nous rendre en Zambie, mais les plans ont changé en cours de route. Aujourd'hui, nous sommes au Zimbabwe.

Laissez-moi vous raconter.




Premièrement, petit retour en arrière car je vous avais promis des photos, entre autres, à mes amies gazelles. Voici donc, en espérant que vous apprécierez.






Est-ce que cela vous rappelle de beaux souvenirs les filles ? Il s'agit des Dunes de Sussesvlei en Namibie, parmi les plus belles au monde dit-on. Mais moi je peux vous assurer que celles du Maroc sont tout aussi splendides. Peut-être à cause des souvenirs reliés à ces dernières.

Ici, Patrice qui redescend la Dune après le lever du soleil. Ce matin-là, nous nous sommes levés à 4h pour admirer ce spectacle.






Après les Dunes, on reprend la route avec encore quelque 250 km à faire, dont 200 de hors-route.



Arrivés à la route asphaltée, certains sont tellement contents qu'ils embrassent l'asphalte. Pat, par contre, voudrait bien continuer sur la terre plutôt que sur l'asphalte.

On roule jusqu'à Swakopmoun pour le week-end de Pâques, pour 2 jours de repos, près de la mer. C'est bizarre, ici, rien n'indique qu'il s'agit de Pâques, le chocolat, les lapins de Pâques, les cocos...rien, niet, zip, à part les barres de chocolat habituelles. C'est tout de même le congé de Pâques, mais sans les chocolat de Pâques !

Le lundi 25 avril, on rejoint enfin Tom à Tsumeb ! il est très content de. Lus retrouver, car il commençait à trouver le temps long.

Dans cette ville, on trouve un camping sur le terrain d'un gros hôtel ***** avec piscine olympique et tout le tra-la-la ! La vie de vacances pour 2 jours encore : les motos ont besoin d'entretien après tous ces kilomètres de hors route, dont graissage de chaînes, changement d'huile, etc.

On reprend la route mercredi le 27 avril et maintenant, on traverse vraiment l'Afrique comme on se l'imagine, ce que l'on voit à la télévision dans les reportages.



Les maisons sont des huttes en pailles...


Certains fabriquent des vases en céramique qu'ils tentent de vendre sur le bord de la route...






Malgré tout, le décor est à couper le souffle, les couleurs, les sourires des gens...Ils semblent heureux.

Alors, cela me rend sentimentale : le ciel est d'un bleu...(maintenant il y a une nouvelle couleur dans ma palette, "bleu Afrique"), alors le ciel est d'un bleu Afrique et le décor est tout simplement extra, et je suis là, assise derrière mon amoureux à admirer toute cette beauté et tout à coup le moton me monte à la gorge... je me sens heureuse de vivre cette aventure. Je dois transmettre cette énergie à mon chum car au même instant, il me serre la jambe et me fait une caresse ! Et je chante dans ma bulle : lorsqu'on est heureux, on devrait pouvoir arrêter le temps ! Voilà, j'avais le goût de partager cet instant de bonheur avec vous. C'est fait.

La suite sur le prochain post...